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LES RECOURS EN CAS DE DESORDRES
28/4/2009
MALFACONS (le recours)
Dans tous les cas, nous vous conseillons d'adhérer à l'aamoi, cette association est spécialisée dans les litiges entre maîtres d'ouvrages et constructeurs. Visitez leur site:
Deux types de recours peuvent être envisagés selon que les défauts sont apparents ou cachés.
- LES DEFAUTS APPARENTS
Une fois les travaux réalisés, il convient de les réceptionner. Cette réception qui consiste
à examiner les travaux sous toutes les coutures doit être méticuleuse. S'il est constaté des
vices apparents (défauts visibles à l'oeil), il convient de les signaler dans le procès-verbal
de réception dans la case "réserves" prévue à cet effet. Pour inciter l'entrepreneur à effectuer
les réparations qui s'imposent, il est possible d'opérer une "retenue de garantie" sur le solde
à payer (5% du prix). Si malgré l'envoi de la lettre recommandée, l'entrepreneur refuse de
reconnaître les malfaçons, il est vivement conseillé de faire appel à un huissier de justice
après consultation éventuelle d'un architecte qui dressera un procès-verbal constatant les
défectuosités. Si l'entrepreneur fait toujours la sourde oreille, il faudra demander à l'huissier
de lui adresser une sommation interpellatrice destinée à lui faire prendre position. Dans le cas
où ces moyens se révèlent inefficaces, il sera alors nécessaire d'engager une procédure en référé
devant le Tribunal de Grande Instance compétent. Cette procédure aura pour but de faire constater
les malfaçons par un expert et d'évaluer le coût des travaux de réparation. Si l'expert rend un
rapport favorable, il sera possible d'obtenir la réparation aux frais de l'entrepreneur.
- LES DEFAUTS CACHES
Depuis 1979, tout contrat de construction doit être subordonné à la souscription d'une assurance
"dommage ouvrage". Elle intervient en cas de vice caché, c'est-à-dire en cas de défectuosité qui
n'est pas décelable par le profane . La procédure à suivre est la suivante :
- Adresser à l'entrepreneur une lettre A.R. dénonçant les défauts, l'entrepreneur dispose alors
de trois mois pour procéder aux travaux de réparation .
- Si les travaux n'ont pas été effectués, il faudra alerter la compagnie d'assurance, en joignant
à la déclaration de sinistre, la lettre de mise en demeure adressée à l'entrepreneur.
- L'assureur disposera d'un délai de 60 jours pour répondre. Il mandatera un expert qui établira
un rapport d'expertise.
- L'assureur demandera à l'expert de chiffrer le coût des travaux à exécuter et indiquera alors
le montant de l'indemnité.
L'assurance dédommagera sur la base des trois garanties suivantes :
- La garantie de parfait achèvement. Cette garantie porte sur les finitions et les petites malfaçons
(fissures, plâtres, isolations, etc.). Elle ne peut jouer que pendant un an après réception des
travaux.
- La garantie des éléments d'équipement. Elle assure la réparation de tous les éléments autres
que le gros oeuvre (portes-fenêtres, escalier, etc.) et ne peut intervenir que dans un délai de
deux ans après réception des travaux.
- La garantie des éléments de construction.
Pendant dix ans, elle garantit le bon état du gros oeuvre, de l'ossature et des éléments
scellés de la construction (charpente, dallage, etc.)
 Tags : dosages materiaux recours lois tribunal avocats organismes de consommateurs chantier desordres vices conformite reception ferraillages beton suivit
Catégorie : Construire sa maison
Commentaires
boischanvre, le 22-06-2009 à 00:39:02 :
??? Où est le texte ?
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